Gémages

La commune déléguées de Gémages en quelques photos :

La mairie.

Vue de la campagne.

L’église Saint-Martin.

Le boulodrome.

Histoire :

Le 1er janvier 2016, Gémages intègre avec cinq autres communes la commune de Val-au-Perche créée sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales. Les communes de Gémages, L’HermitièreMâleLa RougeSaint-Agnan-sur-Erre et Le Theil deviennent des communes déléguées et Le Theil est le chef-lieu de la commune nouvelle.

Dès 814, année de la mort de Charlemagne, Gémages est citée sous le nom de Gamarziacas dans le polyptyque d’ Irminon (dépouillement des biens de l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés à Paris) comme dépendance agricole.

D’après les nombreuses recherches menées par Eric Yvard, historien régional, le plus ancien seigneur connu serait Hugues de Gémages qui épouse vers 1250 une dame Agnes Louet.

En 1271 Macé de Gémages achète la Motte du fief de l’ Hermitiére et le Moulin de Gémages ( moulin banal).

En 1331 Guillaume de Gémages, Sénéchal héréditaire du Perche, époux d’Isabelle de Chanceaux, donne à bail Les Brosses. Son fils Macé, Seigneur de la Rosière et de Gémages, époux d’ Alix de Dreux, descendante directe du roi Louis VI Le Gros, vend la Pinotière, la Bertignière et la Guiotière, terres toujours dénommées ainsi.

A partir de 1450 le Seigneur de Gémages n’ habite plus sur place mais à La Rosiére à Saint-Cyr-la-Rosiére; puis la seigneurie  » tombe en quenouille » selon l’expression de l’époque, puisqu’elle passe par succession à Florence du Rouil, Dame de Gémages, demoiselle d’ honneur de Catherine de Médicis et épouse de Charles du Quesnel.

Avec réserve, René Lepelley avance une hypothèse sur la base du germanique apia, « cours d’eau », précédé d’un élément indéterminé Gem-. Dans ce cas, Gémages serait à rapprocher de Gamaches (ex: Gamaches-en-VexinGamapium en 707) dont le second élément est bien appia, appellatif hydronymique répandu dans le nord-ouest de l’Europe. L’évolution phonétique normale de la terminaison -appia aurait dû être -appe, aippe, comme dans Jemappe (Belgique, Gamapium en 1122, Gamapia en 1150) et Jemeppe L’hypothèse précédente est également contredite par la forme ancienne Gemmeticum citée au xve siècle à propos de Gémages et qui est proche en revanche des formes anciennes de Jumièges (Seine-Maritime, Gemeticum, Gemedicum, époque mérovingienne), toponyme sans doute gaulois, que François de Beaurepaire interprète comme un radical gem-, de sens inconnu, suivi d’un double suffixe -at- / -et-icum. L’évolution phonétique en -age s’explique très bien par le suffixe -ATICU (-aticus /-um), elle est identique à celle rencontrée dans le mot sauvage, issu de SILVATICU (silvaticus) ou fromage de FORMATICU (formaticus).

Le gentilé est Gémageois.

Géographie :

Petit village s’étendant sur 647 ha dont une grande partie en forêt, Gémages est situé sur les deux versants du Val de la Coudre à environ 2 km de Saint-Germain-de-la-Coudre.

Le territoire communal est traversé du nord au sud par la rivière la Coudre où un moulin à farine fonctionnait jusqu’en 1968.

A l’est dans le bois dit de Gémages culmine à 211 mètres une butte sableuse couronnée d’argile et de silex vestige de l’ancienne forêt de Trabant.

Le point le plus bas ( 103 métres) correspond à la sortie de la Coudre du territoire au sud.

Coordonnées: 48° 17′ 39 » nord – 0° 36′ 56 » est

Démographie :

Au recensement de 2013 la commune comptait 126 habitants.

De 541 habitants en 1793, elle est passée à 334 habitants en 1901 pour atteindre un plus bas historique en 1999 avec 90 habitants.

Sur la base de 126 habitants actuellement cela donne une densité de 19 habitants au km2.

L’habitat est composé à hauteur de 62% par des résidences principales, 30 % par des résidences secondaires et 8% par des logements vacants.

Le gentile est Gémageois et Gémageoises.

Activités économiques :

Le déclin démographique lié à celui de la population rurale en général a entrainé la disparition de l’école et des commerces. L’activité est principalement agricole avec l’élevage et de plus en plus la culture: orge, colza, maïs ….

On note également une activité touristique avec le Moulin de Gémages qui offre à travers ses plans d’eau un vaste espace pour pratiquer la pêche à la mouche fouettée( no-kill). Le Moulin de Gémages est également un lieu d’hébergement avec ( 5 chambres d’hôte 4 épis et un gîte rural 3 épis.)

Lieux touristiques :

L’église Saint-Martin.

Elevée au XI ème siècle et dédiée à Saint-Martin, c’est l’une des plus petites et des plus anciennes églises du Perche, donnée à l’ Abbaye Saint-Denis de Nogent- le- Rotrou en 1099. Le clocher porche, à toit en « bâtière » et à balcon extérieur date probablement du XVème siècle. Elle conserve des restes d’antiques fresques romanes recouvertes en partie, par une peinture murale représentant un diacre se tenant la tête, Saint- Avertin, guérisseur des maux de tête.
Témoignage de la Contre-Réforme, le retable date de 1652, il est orné au centre d’une peinture baroque « La soif du Christ » donnée par Louis XVIII, dernier Comte du Perche, lors de la Restauration.L’ église conserve outre une  » Vierge à l’enfant » du XVI ème siècle en pierre polychrome,une  » Charité de Saint- Martin » peinte également.

La Pierre Procureuse.

Bien que faisant partie de la commune de Saint-Cyr-la Rosière ce dolmen est situé dans le bois de Gémages. il servait de sépulture collective à la période néolithique( environ 3000 ans avant notre ére).Ce lieu attire de nombreux visiteurs.

Le conseil communal :

Au 1er janvier 2017 le Conseil Communal était composé de 9 conseillers :

Christian Bourgoin, Maire délégué.

Hubert Thibault –  André Couté, Adjoints.

Karine Lherault – Eliane Brouard – Christian Vallet – François Maignon – Daniel Choisnard – Thierry Maillet.