Deux agents de la restauration scolaire ont participé à la formation du PNR Perche au mieux manger.
Comment passe-t-on du « végé t’as rien » au « végé t’as plus » ? Si la formule peut prêter à sourire, elle est loin de n’être qu’un trait d’esprit. À l’invitation du Parc naturel régional du Perche, deux agents de la restauration scolaire de Val-au-Perche ont suivi, gratuitement, une formation « cuisine durable » dans les locaux de la cantine de Longny-les-Villages. L’objectif : augmenter la part de produits locaux, bio et de qualité dans les menus et atteindre les recommandations de la loi EGALIM. Dispensé par Samuel Mony et Anthony Routhiau, du mouvement des cuisines nourricières, le rendez-vous a permis de faire monter en compétence les participants. Notamment pour ce qui est des repas végétariens comme l’explique Laëtitia Gremy, responsable de la restauration scolaire de Val-au-Perche : « la loi EGALIM impose un menu végétarien par
semaine. Cette formation est intéressante car elle nous permet d’élaborer 19 recettes abordables, simples et efficaces ».


Autre principe sur lequel les formateurs auront appuyé leur intervention : « moins de viande mais mieux de viande ». Mais attention, pour éviter tout quiproquo, Camille Henry rappelle : « Il ne s’agit aucunement de retirer la viande des menus mais de diversifier les sources de protéines. Si on diminue un peu la quantité de viande dans un plat, tout en respectant les recommandations nutritionnelles, on dégage une économie que l’on peut investir dans de la viande de meilleure qualité locale, c’est-à-dire notamment de la viande de bœuf valorisant l’herbe des prairies du Perche ». En 2026, le Parc prévoit d’autres accompagnements de la restauration scolaire, toujours en lien avec le projet alimentaire de territoire qu’il coordonne. « La formation est essentiel pour maintenir les objectifs de notre Projet Alimentaire de Référence. Cette formation collective sur le Parc naturel régional du Perche permet de partager des astuces et apporter des clés à nos agents de restauration afin de maintenir la qualité, l’équilibre alimentaire, l’origine des produits de proximité, » explique Martine Georget, Adjointe déléguée à la restauration scolaire.

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