Garantie jeunes : la rendre plus accessible aux 16-25 ans

La Garantie jeunes est destinée aux jeunes de 16 à 25 ans en situation de précarité sans études, emploi ou formation (NEET). Elle est fondée sur le principe de « l’emploi d’abord ». Mais comment la rendre accessible au plus grand nombre s’interroge le Conseil d’orientation des politiques de jeunesse (COJ) dans un récent rapport ?

La Garantie jeunes est un dispositif qui constitue un accompagnement intensif de douze mois, qui peut être prolongé de six mois, assorti d’une allocation. Il vise les jeunes de 16 à 25 ans qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en études (NEET).

Dans son rapport du 17 décembre 2020 sur la Garantie jeunes, le Conseil d’orientation des politiques de jeunesse (COJ) dresse un bilan de cette aide depuis 2013 et apporte des préconisations afin d’en étendre l’efficacité.

Si une étude d’avril 2019 de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) montre que le public ciblé a bien été atteint par le dispositif, le COJ relève que des jeunes en situation de précarité, renforcée par la crise sanitaire de ces derniers mois, n’y ont pas accès.

Des obstacles à sa diffusion

Un des obstacles à la diffusion de la Garantie jeunes estle non-recours à ce dispositif, dont plusieurs motifs ont été identifiés :

  • la non-connaissance de l’offre (manque d’information ou incompréhension) ;
  • la non-demande (offre connue mais non demandée) ;
  • la non-réception (offre demandée mais pas obtenue) ;
  • la non-proposition (offre non proposée par les professionnels).

Le COJ préconise le développement d’actions d’informations et souligne la nécessité d’améliorer l’orientation et le repérage des jeunes éligibles au dispositif.

Un autre obstacle est la complexité administrative de la démarche. De nombreux jeunes ne sont pas en mesure de fournir à l’administration les pièces requises. Dès 2013, des recommandations avaient été formulées :

  • prescription directe des entrées en Garantie jeunes par les missions locales ;
  • possibilité d’engager l’accompagnement des jeunes ne réunissant pas l’ensemble des justificatifs ;
  • possibilité d’utiliser l’adresse de la mission locale prescriptrice comme adresse de domiciliation du jeune ;
  • assouplissement du cahier des charges de la Garantie jeunes.

Le COJ propose d’adapter la Garantie jeunes aux situations et aux profils rencontrés :

  • en faisant évoluer la notion de NEET ;
  • en prenant mieux en compte la situation de vulnérabilité de certains jeunes ;
  • en comblant les angles morts (c’est-à-dire en prenant en compte certaines situations particulières comme les difficultés d’insertion professionnelle en fin d’études).

La Garantie jeunes doit être construite comme un véritable parcours d’insertion. Cela ne peut se faire qu’en intégrant d’autres dimensions que « l’emploi d’abord » et en l’articulant avec d’autres offres de services existantes.

Source : vie publique

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